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Réunion nature

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Réunion nature
  • Voici un moyen de faire partager mon amour de la nature. Je suis arrivé au mois de mai 2011 sur l'île de la Réunion et il me reste tant de choses à découvrir. Mon autre blog Papillons 974 est spécialement dédié aux lépidoptères (lien ci-dessous).
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Réunion nature
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3 octobre 2012

A la découverte des baleines.

Septembre et la fin du passage de ce mammifère géant des océans près de notre île. Le moment pour moi de monter sur un bateau histoire d'observer de plus près Megaptera novaeangliae autrement appelée Baleine à bosse.

IMG_4196

La première sortie avec "Le Grand Bleu", une grosse compagnie de l'île sur un très gros bateau me laisse une impression de gêne. Pendant 1 heure 30, le capitaine, orienté par ses collègues déjà en mer va naviguer de baleine en baleine. Ce jour là, avec ma petite famille nous verrons une demi douzaine de cétacées. Pour ma fille Camille (4 ans) les dos qui dépassent de l'eau ne représentent rien.

IMG_4189

Quant à moi, je reste sur ma faim. Si nous sommes en effet plus près des baleines, la vision répétitive d'une image commune n'est pas à la hauteur du spectacle attendu. Je suis pourtant conscient que les observations sont dépendantes du hasard. Ce jour là, pas de démonstration de saut, pas même une queue hors de l'eau.

Ce n'est pourtant pas la déception qui me laisse un goût amer mais une bien triste image. Alors que notre bateau s'était arrêté à bonne distance d'une mère et de son baleineau, les petits bateaux les poursuivaient à quelques dizaines de mètres. Quand ils réussirent à être tout près des animaux, un grand nombre de personnes armées de palmes, masques et tubas se jettèrent à l'eau pour profiter d'un moment innoubliable. Presque immédiatement, les baleines, visiblement dérangées, plongent et disparaîssent. Sur le bateau, je me demande ce que je fais ici et si ma présence ne participe pas à cette traque de ces magnifiques géants. Il existe pourtant la "Charte pour une approche et une observation responsables des baleines à bosse" qui recommande des bonnes pratiques. Il reste un gros travail à faire pour que le nombre de signataires augmente et que les comportements évoluent.

A ce moment je redoute l'expédition prévue avec mes amis la semaine suivante sur une embarcation bien plus petite.

Le 23 septembre nous retrouvons capt'aine Bibiche pour une après-midi de navigation.

L'ambiance sur l'embarcation est franchement détendue. Quant à moi, la crainte de franchir la limite de ce qui m'a mis en colère la semaine précédente, m'empêche de profiter pleinement du départ.

Ce jour là, nous ne verrons pas beaucoup de baleines mais nous vivrons une expérience formidable. Partis du port de St-Gilles, nous remontons vers Boucan Canot puis St Paul. Au niveau du cimetière marin un attroupement de bateaux nous annonce la présence de cétacées. Je suis rassuré, notre super capitaine garde une bonne distance et nous voyons alors le spectacle des bateaux aglutinés aux abords les plus proches d'un petit et de sa mère. Alors qu'ils sont poursuivis, ils plongent laissant les bateaux à une recherche effreinée.

Ont-ils diparu parce qu'ils étaient gênés ? Je ne sais pas. Soudain, Cédric nous alerte que quelque chose passe sous notre bateau. Je remarque effectivement que des masses claires se déplacent sous la coque. Bibiche confirme. Une baleine passe au desous de nous et ressort bientôt à une trentaine de mètres.

IMG_4179                       IMG_4180

Le moteur est au ralenti depuis un moment déjà et bientôt le baleineau disparaît à nouveau. Pas pour longtemps ! Je suis à ce moment là à l'arrière du bateau. Là, devant moi, la tête du malicieux sort de l'eau à une quinzaine de mètres. L'oeil dans le viseur, je ne réalise pas ce qui est en train de se passer. Il plonge droit dans notre direction. Les photos défilent en rafales et leur visionnage me permettra de me rendre compte comment il a joué avec notre embarcation.

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Comme on peut le voir sur cet ensemble d'images, le baleineau s'est retourné en plongeant de manière à présenter son ventre à la coque de notre bateau. Le blanc de son ventre a glissé vers l'avant du bateau avant de disparaître complètement. Camille, spectatrice privilégiée de cette scène se représente enfin ce qui nous fait tant parler lorsque de la côte nous observons un panache d'eau ou une masse sombre rompant la série des vagues sur l'océan. Je suis heureux.

Quelques minutes plus tard, le jeune et sa mère sortent leur dos comme pour nous saluer et disparaîssent dans l'océan.

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La différence de taille entre les deux m'amène à une réflexion. Heureusement que cette "maman" n'avait pas décidé de jeter le jouet de son petit !!!

Merci capitaine d'avoir respecté ces magnifiques animaux !

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3 mai 2012

Emergence d'un papillon

Alors que je taillais ma haie de Passion (Passiflora edulis), Je remarque une chenille sur le revers d’une feuille. Me rappelant les élevages que je faisais dans la serre de ma Touraine natale je mets cette dernière dans un bocal à confiture accompagnée de jeunes pousses de sa plante nourricière.

Le 31 mars, après plusieurs jours et un oubli de ma part, je mets l’œil sur ce bocal dans lequel la chenille a disparu au profit d’une coque brune. Après la nymphose, la chenille est au stade de la chrysalide.

A l’intérieur du bocal, les végétaux sont en train de pourrir. Je décide de le nettoyer pour éviter que la chrysalide ne paye les fruits de ce pourrissement. J’ouvre le bocal, enlève le plus gros des végétaux en décomposition puis bascule cette coque brune dans le couvercle afin de passer à l’eau le contenant.

C’est en effectuant cette action que je m’aperçois qu’à l’intérieur, ça bouge. La métamorphose est toujours en cours. Ravi de cette nouvelle, je plonge mon bocal dans l’eau, le nettoie puis le sèche.

Quand je reviens sur la table récupérer le couvercle, je comprends que le moment magique est en train de s’accomplir. La coque est brisée.

Simplicia sp

Je vois le bas de l’abdomen du papillon se tordre dans tous les sens pour s’extirper du cocon qui passe de son statut protecteur à celui d’une prison. Je viens de coucher ma fille, je vais la chercher. Je veux qu’elle assiste à ce moment qui, pour l’instant, est proche d’une lutte pour la vie.

Camille est maintenant avec moi devant ce spectacle. Au moment ou l’enveloppe se casse de toutes parts, le papillon expulse un liquide. Camille me dit qu’il saigne. Il s’agit en fait des résidus de transformation de l’appareil digestif appelé méconium.

    Simplicia sp     Simplicia sp 

Dans un dernier effort, le papillon s’extirpe de la chrysalide et se met à marcher sur la table d’abord, puis à grimper le long de mon paquet de cigarette placé sur sa course par Camille. Lors de cette marche le papillon a l’air d’avoir un abdomen démesuré en rapport avec des ailes visibles mais rabougries.

    Simplicia sp     Simplicia sp

On le sent mal installé, il glisse, cherche une position pour ne plus bouger. Je demande à Camille de plaquer le paquet de cigarette sur la table, ce qu’elle fait immédiatement. Le papillon à plat repart dans sa quête d’un endroit pour se percher afin de déployer ses ailes.

Le rebord de la table a l’air de lui convenir. Il s’y installe et commence une opération qui semble délicate. Lors de l’émergence, l’imago doit assembler les deux gouttières que la nature lui a fournies pour en faire une trompe qui lui permettra de se nourrir. Ce travail, de notre point de vue semble long et fastidieux.

Simplicia sp

Camille s’impatiente, elle voudrait le voir voler. Durant ce méticuleux assemblage, les ailes de notre papillon suspendu se sont déployées. Elles arborent leur forme définitive à ce détail près que leur surface donne l’impression de poils ébouriffés car mouillés. Pas de poils sur l’aile d’un papillon mais des écailles qu’il faudra de longues minutes pour sécher.

Simplicia sp

Le papillon (Simplicia sp.) ne s’est toujours pas envolé, il est temps pour Camille de retourner faire la sieste. Quand à moi, après quelques minutes d’attente, je décide de vaquer à d’autres occupations. Je repasse plus tard, le papillon n’est plus là. Je lui souhaite bon vent.

10 mars 2012

A la découverte du Grand Etang

Le 7 mars, direction Grand Etang à St-Benoît.

Après 5 minutes de marche sandwich en main j’arrive en haut d’une côte qui laisse apparaître la première vue sur l’étang.  Quelques centaines de mètres de descente plus loin, le paysage de cet étang prisonnier des montagnes est fantastique.

                                         IMG_8528

Je décide de faire le tour par la gauche. Le chemin longe la végétation de bord d’étang. Un hétéroptère (punaise) non identifié est très présent.

                                         IMG_8569

Des libellules sont en vol, je fais une pose sur un caillebotis et avec patience je prends en photo deux espèces de Libellulidae que je ne connais pas encore Tramea limbata et Orthetrum stemmale.

                          Tramea limbata (3)                              Orthetrum stemmale (3)

Un peu plus loin, dans la végétation arbustive, je suis attiré par une forme connue. Je m’approche et découvre la mante religieuse locale appelée  vulgairement Chipèque pardon. Polyspilota aeruginosa appartient à la famille des Mantidae.

                                        Polyspilota aeruginosa (3)

L’option gauche s’avère être un cul de sac. Je profite cinq minutes du paysage et reviens sur mes pas.

                                        IMG_8579

Sur le parking, avant de partir à l’aventure, j’avais pris soin de me munir d’une petite branche fine. Je démarre le chemin de droite en tapant la végétation histoire de voir si des lépidoptères sont cachés. Bien m’en a pris.

La première espèce que je prends en photo appartient à la famille des Geometridae. Elle est plutôt rare sur l’île et s’appelle Orthonama quadrisecta.

                                        Orthonama quadrisecta (2)

La seconde, Chrysocentris ditiorana n’est pas présentée dans le livre que j’utilise. Il s’agit d’un représentant d’une famille que je ne vous ai jamais présenté, les Glyphipterigidae.

                                                Chrysocentris ditiorana (2)

Belle rencontre enfin quand je remarque une grosse chenille. C’est celle du sphinx Hippotion eson.

                                       Hippotion eson (Chenille) (1)

La nuit tombe, j’enfile ma lampe frontale et suis accompagné jusqu’à ma voiture par des cohortes de papillons. A presque chaque pas le bruit d’un crapaud Bufo gutturalis brise le calme nocturne.

                                                         IMG_8660

3 mars 2012

Les Hétérocères de la Ravine à Malheur

Le 10 février, c’est chez des amis qui habitent au bord de la Ravine à Malheur sur la commune de La Possession que j’allume mon piège hétérocères.

Les apprentis entomologistes et les spectateurs sont là.

                             IMG_8059                               IMG_8166

Pas le temps pour moi de manger et à peine le temps de boire. Le temps menaçant n’a pas découragé les papillons qui se pressent en masse. Au-delà de la quantité, la qualité est là. Une pyrale très rare nommée Glyphodes cadeti sera l’invitée d’une chasse qui me permettra de découvrir 19 espèces ou genres.

                                      Glyphodes cadeti (2)

A noter la venue d’Acherontia atropos de la famille des Sphingidae clou du spectacle pour le public et surtout les apprentis qui les uns après les autres passeront sur la table pour le voir de plus près.

                           Acherontia atropos (8)                             IMG_8164

C’est dans cette maison que j’avais pris en photo la chenille de ce dernier au mois de décembre 2011.

                                      Acherontia atropos (6)

20 février 2012

Derrière l’école de Camille

Le 9 février, je pars de la maison un peu plus tôt pour regarder ce qui se passe dans la petite zone humide derrière l’école maternelle de l’Ermitage les bains où je dois récupérer Camille.

                            IMG_7829                           IMG_7830

Mon objectif 300 mm est en place. Je descends de la voiture et m’assois sur une petite butte de terre.

Je vais ainsi pouvoir prendre en photo des  libellules (Ordre des Odonates). Le nom scientifique de la première est Diplacodes lefebvrii. Elle appartient à la famille des Libellulidae. Elle pose telle une miss pendant un concours de beauté.

                                                   Diplacodes lefebvrii (4)

Puis, c’est une demoiselle (groupe des Zygoptères) de la famille des Coenagrionidae qui se laisse photographier. Elle s’est posée à l’extrémité d’une plante dont seul le sommet dépasse de l’eau.

                                   Ischnura senegalensis (5)                               Ischnura senegalensis (4)

J’avais déjà rencontré Ischnura senegalensis lors de l’une de mes premières sorties à Saint-Gilles les Hauts. Ce jour là, j’avais rencontré deux autres odonates, Ceriagrion glabrum un autre Zygoptère et Trithemis annulata haematina représentant du groupe des Anisoptères.

                               Ceriagrion glabrum (1)                          Trithemis annulata haematina (1)

Dans les deux sites, Anax imperator mauricianus (de la famille des Aeshnidae) vole sans interruption empêchant la prise du moindre cliché.

Les poules d’eau (Gallinula chloropus pyrrhorrhoa) sont nombreuses et se nourrissent dans les herbiers du bord de l’eau.

                                          Gallinula chloropus pyrrhorrhoa (1)

Soudain, le petit héron (Butorides striata rutenbergi) arrive pour se poser. Je suis prêt mais en m’apercevant il interrompt sont atterrissage et part plus loin. Je déplace ma voiture et me mets à l’intérieur, appareil photo prêt à photographier. J’espère qu’il va revenir. Après quelques minutes, ils sont deux à arriver. Le premier vient se mettre en contrebas de la butte qui me servait de point d’observation. Le second quant à lui s’expose devant moi sur l’herbe tondue de la rive. C’est bon, j’ai enfin un cliché sympa de cet oiseau qui se jouait de moi.

                                          Butorides striata rutenbergi (3)

Il est déjà l’heure d’aller chercher ma fille. Bien que les fenêtres de ma voiture soient restées ouvertes durant l’attente, c’est trempé de sueur que j’arrive devant sa classe.

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16 février 2012

Déménagement à La Saline les Bains

En janvier, c’est l’heure du déménagement de Saint-Leu vers la Saline les Bains. Plus de maison avec vue sur mer mais appartement dans résidence avec piscine.

                          29 Janvier 2012 (14)                                    IMG_7633

L’occasion pour moi de retrouver la grosse blatte américaine qui venait régulièrement nous voir dans le meublé de notre arrivée sur l’île. Periplaneta americana (Linné, 1758) mesure régulièrement 4 centimètres et aime à rentrer dans l’appartement.

                                      21mai2011 050

Sur les murs de l’appartement, c’est un représentant de l’Ordre des Phasmoptères que je prends en photo.

                                         11 février 2012 (8)

Un insecte représentant d’un Ordre que je ne vous ai pas encore présenté, les Neuroptères, viens nous rendre une visite. Vulgairement appelé fourmilion, c’est avec mon télé objectif que je prends en photo cet insecte qui ressemble à une libellule.

                                     IMG_7885

Je lutte contre l’invasion des blattes. Des témoins doivent être intrigués par ce drôle de manège. Au plafond de la grande varangue, deux Margouillats sont aux premières loges.

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Le nom scientifique du Margouillat des maisons est Hemidactylus frenatus Duméril & Bibron, 1836. Il fait partie de la famille des Gekkonidae et de la classe des reptiles. Il peut être différentié du Margouillat blanc (Gehyra mutilata (Wiegmann, 1835) grâce au pincement à la base de la queue de ce dernier (cf. http://www.nature-ocean-indien.org/pages/Les_geckos_nocturnes_margouillats-1632574.html).

Au coin de la piscine où Camille passe une bonne partie des soirées, un pied de Tournefortia argentea. Allongé à regarder ma fille profiter de l’eau chaude comme une baignoire, je suis alerté par le vol d’un papillon.

                         5 Février 2012 (52)                         Tournefortia argentea (1)

 Je me rapproche et repère un représentant de la famille des Arctiidae. Il s’agit d’Utetheisa pulchelloides pulchelloides Hampson, 1907, papillon assez rare sur l’île.  Je regarde plus en détail la plante et découvre deux chenilles de ce papillon. Je vais chercher l’appareil photo et immortalise insectes et enfant.

                         Utetheisa pulchelloides pulchelloides (1)                         Utetheisa pulchelloides pulchelloides (3)

Dans le tout petit rez-de-jardin Camille s’amuse à gratter le dos d’une chenille de Papilio demodocus. Sous cette action, la chenille exhibe son osmeterium, sorte d’antennes.

                   Papilio demodocus (11)               11 février 2012 (3)              Papilio demodocus (5)

Bien évidemment, dès mon arrivée, j’allume mon piège à hétérocères dans le modeste triangle vert. Le bilan de ces chasses fera l’objet d’un article spécial. Je ne résiste pourtant pas à vous présenter une noctuelle, Prodotis stolida. D’après Jacques Rochat, directeur de l’insectarium de La Réunion, ce papillon très rare sur l’île n’aurait pas été revu à La Réunion depuis une quinzaine d’années.

                                     Prodotis stolida

7 février 2012

Les Hétérocères de la Maison

Le 15 janvier, déménagement de « La Fontaine » à Saint-Leu et destination Les résidences Vert Lagon au dessus de la Saline les Bains. L’occasion pour moi de faire le bilan des hétérocères rencontrés à la maison depuis notre arrivée sur l’île.

                           19 juin 2011 (1)                            19 juin 2011

A la maison, au moins 76 espèces d’hétérocères se sont présentées lors des chasses ou sur les murs.

                                                   Chasse avec Camille (1)

Certains genres de papillons sont difficiles, voir impossibles à différentier sur photo. 38 photos n'ont même pas trouvé de nom de genre. Cela peut s'expliquer de plusieurs manières. Les papillons sont parfois trop usés pour être reconnus ou n'ont pas pu être pris en photo de manière à pouvoir être identifiés. On peut se retrouver bloqués par les variations de motifs ou de coloris des espèces. La bibliographie ne suffit pas toujours. Enfin, et c'est peu probable, nous sommes face à une espèce non répertoriée sur l'île.

Si je dis que cette dernière option est peu probable, c'est qu'un travail gigantesque a déjà été fait pas Mr Guillermet. Il me faut maintenant compléter le très bon livre que j'utilise par les tomes de Mr Guillermet.

D'ailleurs, mon travail recèle peut-être des erreurs et je ne cache pas mes doutes pour certaines espèces. Mr Guillermet a validé la plus grande partie de mes déterminations par l’intermédiaire d’un message que voici :

« Bonjour, Marc Salamolard (chargé de mission faune du Parc National) m'a fait parvenir un double de votre courrier de recherche de travail. Je viens de regarder vos Lépidoptères. Vos déterminations sont bonnes. Toutes ces espèces, ou presque, sont à vaste répartition géographique et très communes dans l'île. Avec mon 4ème volume qui vient d'être publié et que vous pouvez vous procurer auprès de l'association ndp.reunion@wanadoo.fr pour la modique somme de 30 Euros, vous pourrez compléter la détermination de la plupart de vos espèces.

Mais je ne saurais trop vous conseiller de faire l'étude des structures génitales car trop de mauvaises déterminations sont faites et publiées sans ce travail préalable. Ceci, tout particulièrement pour les Tineidae appartenant au genre Opogona.

Cordialement.

Christian Guillermet. »

Les données rajoutées après ce message sont donc à prendre avec précaution.

Vous pouvez retrouver fiches et photos des papillons de jour et de nuit sur mon autre blog "Lépidoptères de La Réunion".

Critiques et avis seront comme pour ce blog, sont attendus avec intérêt.

7 février 2012

La chasse des Hétérocères

Avant de partir pour la Réunion, j'ai eu la chance de participer à l'inventaire des hétérocères (papillons de nuit) de la Combe Lavaux (ma réserve ou plutôt mon ancienne réserve). Si au début, Monique Prost du muséum d’histoire naturelle de la ville de Dijon et les personnes de la Société Entomologique de Dijon menaient la barque, la dernière année les choses ont évolué. En effet, muni de ma cage préparée avec amour par mon ami Yves Capitain, le roi de la bricole et chef de l'atelier de la communauté de communes de Gevrey-Chambertin, c’est seul que j'ai capturé et étalé les papillons qui avaient fait de la réserve leur résidence d'hiver. La confirmation des déterminations a été effectuée par Mr Jacob, président de la SED.

Le système de capture est simple. Il s’agit de celui utilisé par Philippe Darge, lépidoptériste connu de métropole et de Tanzanie où il mène un programme de recherche. Une ampoule à vapeur de mercure est allumée à l'intérieur d'une cage. Les papillons attirés par la lumière viennent se poser sur la moustiquaire qui recouvre la cage. On peut laisser la porte entre-ouverte pour piéger les papillons qui ont du mal à se stabiliser.

                                             Chasse

En métropole, les papillons étaient prélevés avec précaution de manière à éviter de prendre plus d'un exemplaire de chaque espèce pour celles qui pouvaient se reconnaître assez facilement. Certaines, reconnues sur le moment, n'étaient pas du tout prélevées. Pour d'autres, dont la détermination ne pouvait se faire qu'une fois étalées, plusieurs exemplaires étaient prélevés tout au long de la soirée.

Ici, pas de capture tant qu'on ne me le demande pas. Les papillons ont déjà été largement étudiés. Je reste cependant à l'écoute d'un besoin de données sur un genre ou un autre et dans le cas où un spécialiste me le demande. Donc, pour la détermination, il faudra se contenter de photos. Pour la bibliographie, je m'appuie uniquement sur "Les Papillons de la Réunion et leurs chenilles", de Dominique Martiré et Jacques Rochat.

                                            Livre

31 janvier 2012

A Pichette

Le 9 décembre, je me réveille à Pichette après une nuit dans un petit studio meublé.

J’ai mon appareil photo avec moi et j’en profite pour prendre un cliché du Moineau domestique, Passer domesticus. Il appartient à l’ordre des Passériformes et à la famille des Passéridés.

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Mais ce qui va m’occuper pendant plus d’une heure, c’est d’observer un autre représentant des Passériformes.

Ploceus cucullatus spilonotus, de la famille des Plocéidés, est couramment appelé Bellier ou Tisserin gendarme. Le manège des oiseaux fabriquant leurs nids est étonnant. Ils arrivent le bec embarrassé d’une feuille effilée et se mettent à tisser leur nid.

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L’arbre, dont les feuilles portent les stigmates des précédentes constructions n’a pas une branche dépourvue de nid. J’ai compté plus de nids que d’oiseaux venant les entretenir. On a l’impression que dès qu’ils en finissent un, ils en construisent un autre, que le premier ait été utilisé ou non.

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28 janvier 2012

Retour à la Réserve naturelle de l’Etang Saint-Paul

Le 27 septembre, je dépose ma voiture au garage à St-Paul. Pendant le temps des travaux, je pars muni de mon appareil photo vers la réserve naturelle de l’Etang de Saint-Paul.

En chemin, au niveau du parcours sportif, je photographie d’abord un oiseau appartenant à l’ordre des Passériformes et à la famille des Sturnidés (cf. http://www.seor.fr/).  Acridotheres tristis est communément appelé Martin triste.

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Puis, ce sont deux Columbiformes qui poseront devant l’objectif. Le premier picore sur le sentier, se déplaçant à chaque passage de sportif. Columba livia fait partie de la famille des Columbidés et n’est autre que le pigeon domestique.

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Le deuxième Columbidés est en train de rechercher de la nourriture sur le sable noir, proche de l’embouchure de l’étang sur l’Océan (Indien bien sûr).  Il s’agit de Nesoenas picturata appelé Ramier ou Tourterelle malgache.

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Je rentre dans la réserve et avance jusqu’au pont piéton. Du pont, je prends en photo une espèce que je connais bien de métropole, Gallinula chloropus pyrrhorrhoa et qui n’est autre que la poule d’eau. Elle appartient à l’ordre des Gruiformes et à la famille des Rallidés.

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Je fais demi-tour et longe l’étang vers l’intérieur des terres. L’occasion de rencontrer un joli Passériformes de la famille des Plocéidés dont ma photo ne reflète pas la beauté. Foudia madagascariensis est aussi appelé Cardinal.

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J’avance sans faire de bruit. Du haut du pont, j’ai vu le Butor, Butorides striata rutenbergi se poser par ici. Ce représentant de l’ordre des Ciconiiformes et de la famille des Ardéidés est bien là. Je prépare mon appareil puis, je reprends ma progression dans la discrétion la plus complète. Je prends une première série de photos. Elles sont floues. Je m’approche encore. Ca y est je suis bien, je dresse l’objectif et au moment d’appuyer, cet oiseau qui ressemble à un petit héron décolle, me laissant rager.

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Cette sortie sera enfin l’occasion de prendre en photo  un rhopalocère (papillon de jour) de la famille des Pieridae. Il s’agit d’un papillon du genre Catopsilia. Les ailes fermées du papillon ne me permettent pas de donner un nom d’espèce.

                                Lépido RNSP (1)

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